*Tetsuo 2 :The Body Hammer*

*Tetsuo 2 :The Body Hammer*
SyNoPsIs

Tomoo Taniguchi et son épouse Kana vivent paisiblement auprès de leur jeune fils Minori. Un jour l'enfant est enlevé et mis en pièce sous les yeux des parents par un monstrueux skinhead. Fou de douleur, le père se retrouve captif d'une organisation vouant un culte au dieu de la destruction. Il devient le cobaye psychique et virtuel du savant...

Fiche:

Un film de Shinya Tsukamoto

(1991 - Durée : 1h33 - 16mm - 16/9 - Couleur - Stéréo)
Genre :Fantastique
Avec Nobu Kanaoka, Min Tanaka, Keinosuke Tomioka, Tomoro Tagushi, Shinya Tsukamoto, Iwata, Hideaki Tezuka
Réalisation et scénario : Shinya Tsukamoto



DésCripTion:



Avec près de dix ans d'avance sur Darren Aronofsky (Pi et surtout l'ultime Requiem for a Dream), peu de réalisateurs auront poussé aussi loin l'interpénétration de la réalisation, du montage et de la bande son d'un film pour parvenir à emprisonner le spectateur dans un carcan qui n'est plus seulement visuel et/ou sonore, mais véritablement physique. Tetsuo II : Body Hammer, remake en couleurs de Tetsuo premier du nom plus abouti mais forcément moins percutant que l'objet en noir et blanc à 180 BPM, restera à jamais une preuve irréfutable de cette incroyable avance que Tsukamoto a toujours eu sur le reste du monde.

Même si c'est sans doute dans Tokyo Fist que cette mutation, résultante de frustration et d'incapacité à assumer son humanité, est exprimée de la façon la plus explicite possible par les déformations infligées aux visages et aux corps des protagonistes par le biais des poings et des piercings, je trouve que c'est dans Tetsuo II qu'elle est le plus intelligemment mise en scène et exploitée. Pour preuve, l'incroyable flash-back dans lequel, sous l'influence de leur père, les deux frères s'essayent à l'arme à feu. Incapable d'appréhender une telle approche de la violence à leur âge, les enfants l'ingèrent littéralement sans parvenir à l'assimiler.

C'est d'ailleurs ce qui fera que le héros se transformera en machine alors même que l'implant de son frère n'aura pas rempli son rôle : d'une certaine façon, il rejette littéralement la greffe de violence et de haine qu'il est incapable d'intégrer à sa personnalité. Il n'est alors que très normal que ce même personnage, incapable de se fondre dans son environnement, décide de le remodeler à son image... Lire La Suite

# Posté le samedi 30 avril 2005 06:55

*Tetsuo:The Iron Man*

*Tetsuo:The Iron Man*
SyNoPsIs

Un homme découvre avec horreur la métallisation progressive de son corps.
Une sériede flash-backs pointe peu à peu l'origine mystérieuse de ce mal.


Fiche Technique

Film japonais (1988). Fantastique, Drame. Durée : 1h 07mn. Interdit aux moins de 16 ans
Date de sortie : 05 Octobre 1994
Avec Tomoro Taguchi, Nobu Kanaoka, Renji Ishibashi, Naomasa Musaka, Kei Fujiwara
Réalisé par Shinya Tsukamoto


Petite Déscription

Que dire, c'est le film le plus insolite que j'ai vu jusqu'ici... Un mélange de culture industrielle, des scènes filmées à grande vitesse, un grain énorme sur la pellicule, une bande son hallucinante, du noir et blanc, un sexe se transforme en perceuse, un tuyaux dans la jambe ... bref, une succession d'image qui vous serviront comme référence du film le plus dingue que vous ayez vu !!! Chaotique et terrifiant, ce film est la métaphore la plus industrielle et la plus attirante qu'il m'ait été donné de voir.
C'est 'D'ovni cinématographique" que ce film a été qualifié. Et rien n'est jamais dit sans raison.


PIX

# Posté le samedi 30 avril 2005 05:53

Modifié le jeudi 14 juillet 2005 05:57

*Otogiriso*

*Otogiriso*
SyNoPsIs

Kohei, designer de jeux vidéos, utilise son ex-petite amie Nami comme héroïne de son nouveau jeu, qu'il développe avec l'aide de Shinichi, programmeur, et Toko, modélisatrice 2D/3D un tantinet hystérique. Pas rancunier et gentiment opportuniste, il accompagne Nami visiter la maison que celle-ci a héritée de son père décédé, dans l'espoir d'en tirer des ambiances pour son jeu. Quelle n'est pas sa surprise quand il se rend compte que le père de Nami n'était autre que Kaizawa Saichi, peintre torturé dont il a toujours été l'un des plus grands admirateurs ! Pièce par pièce, le couple explore la maison et découvre les clés du passé conjoint et oublié de Nami et de sa famille. Qui est donc cette jeune fille, Naomi, qui figure sur une photo aux côtés de Nami et qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau ? Que cache le tableau non achevé du maître décédé ?Pourquoi toutes ces illustrations d'enfants sur les murs de l'atelier de Kaizawa ? Quelle horrible révélation dissimulent donc les murs de cette maison ?

Fiche:

Un film de Shimoyama Ten

Pays: Japon
Année: 2001
Avec Youichirou Saitou,
Megumi Okina, Reiko Matsuo, Kouji Ookura, Minoru

#Déscription#

Il est assez frustrant de voir à quel point le débat qui a lieu depuis quelques années déjà autour de l'apport des nouvelles technologies dans le cinéma est faussé par une approche absurde, axée sur une création d'un sens nouveau par la technologie plutôt que sur le véritable apport sémantique d'un langage "enrichi", d'un "hyperlangage" cinématographique. Plus incroyable encore est le carcan académico-expérimental dans lequel s'enferment les "théoriciens" de l'image, visant à atteindre une forme de cinéma plus interactive en s'affranchissant complètement des avancées faites en matière de narration par l'intégration massive des jeux vidéos dans nos sociétés modernes.]


Il est assez frustrant de voir à quel point le débat qui a lieu depuis quelques années déjà autour de l'apport des nouvelles technologies dans le cinéma est faussé par une approche absurde, axée sur une création d'un sens nouveau par la technologie plutôt que sur le véritable apport sémantique d'un langage "enrichi", d'un "hyperlangage" cinématographique.


Plus incroyable encore est le carcan académico-expérimental dans lequel s'enferment les "théoriciens" de l'image, visant à atteindre une forme de cinéma plus interactive en s'affranchissant complètement des avancées faites en matière de narration par l'intégration massive des jeux vidéos dans nos sociétés modernes.


Car c'est bien dans ce domaine d'expression que les plus grandes avancées ont été - et continuent d'être - faites. Ici, il n'est bien sûr pas question de parler d'adaptations de jeux vidéos sur grand écran, de Mortal Kombat et autres Tomb Raider. Ce que le jeu vidéo a apporté, certes conjointement au cinéma moderne avec lequel il entretient une relation d'influence à double sens, c'est un nouveau rapport à l'image, fait d'abstractions, d'ellipses, de dérèglement des différents présents de narration -autant d'éléments qui permettent au spectateur de comprendre plus de choses en moins de temps, mais aussi d'acquérir une visibilité globale cohérente avec une vision pourtant morcelée.

C'est pour cela que si vous me demandiez quel a été, pour moi, le film d'horreur le plus novateur de l'année, je vous répondrais sans hésiter Silent Hill 2. Otogiriso - qui tire son nom d'une plante qui fonctionne comme un antidépresseur naturel et qui laisse encore perplexe la communauté scientifique - est sans doute le film le plus proche des jeux vidéos qui ait jamais été réalisé - et plus particulièrement du survival horror, ce genre lancé en grande fanfare par Capcom avec la série des Biohazard (Resident Evil dans nos contrées) et perpétrée avec talent par, entre autres, les deux opus de la Team Silent en 1999 et 2001.


PhOtOs

# Posté le vendredi 29 avril 2005 18:08

Modifié le jeudi 14 juillet 2005 06:03

*Suicide Circle*

*Suicide Circle*
SyNoPsIs


Tôkyô. Gare de Shinjunku. Cinquante-quatre lycéennes se donnent la main et sautent toutes ensemble sous le train qui arrive alors... Cet étrange suicide collectif, n'est que le premier d'une longue vague qui va déferler sur tout le Japon...

Toshiie Kuroda et Kenji Shibuwasa, deux flics, sont sur l'affaire... pas évident. La police trouve sur les lieux du premier suicide, un sac de sport contenant plusieurs centaines de mètres de morceaux de peaux humaines cousus les uns aux autres...Les pistes se multiplient, tandis que les suicides ne cessent... Les forces de l'ordre sont dépassées.

Le web semble être une piste plausible ; tandis que Shibusawa dialogue par écran interposé avec une certaine 'Kômori' ("Chauve-souris") à propos d'un étrange site sur lequel des points rouges et blancs seraient censés représenter le nombre de suicidés, le fils de Kuroda, découvre quant à lui un "groupe" anti-suicides dont on peut rejoindre les rangs en envoyant un simple mail... mais l'enquête semble faire du surplace. En parallèle, le Japon est submergé par l'apparition d'un idol band, 'Dezâto', dont les chansons sont fredonnées par les trois quarts de la population.Puis, un "club du suicide" fait son apparition ; l'instigateur, un certain Genesis y prône le suicide... bidon ou pas ? crimes ou suicides ?... la police ne sait plus sur quel pied danser, tandis que les morts ne cessent de progresser...


Fiche Tecnique :

Un film de Shion Sono

Pays: Japon
Année: 2002
Avec Ryo Ishibashi, Masatoshi Nagase, Saya Hagiwara, Tamao Satô, Mai Hôshô, Rolly, Takashi Nomura, Yôko Kamon, Akaji Maro, Kimiko Yo, Hideo Sako



Déscription du film

Il est des films qui vous transportent dans un univers étrange et cauchemardesque, onirique et effrayant, repoussant et attirant... Il est des films dont on ne ressort pas indemne, tant physiquement que psychologiquement... Ils sont rares... En plus de ces sensations, Jisatsu Sâkuru procure un sentiment de bonheur ultime, rarement égalé...

Neuvième long-métrage du touche à tout Shion Sono, cinéaste/poète/écrivain activiste ayant œuvré notamment dans le X gay et le documentaire, fer de lance du collectif de poésie urbaine "Tôkyô GaGaGa" [1],
Jusatsu Sâkuru n'est pas l'adaptation d'un manga comme on a pu le lire ici ou là...

Au départ, les élucubrations d'un homme expatrié à San-Francisco... Sono, s'ennuie loin de son pays, il dépérit petit à petit, rongé par la déprime. Au fond de lui, la colère ne demande qu'à exulter... son exutoire sera l'écriture. Il écrit Jisatsu Sâkuru, sorte d'étrange roman dont la vision poétique et ésotérique n'est pas à la portée de tous les lecteurs ; "je ne veux pas que le lecteur comprenne...
d'ailleurs, il n'est pas important de comprendre". En colère contre le Monde entier, l'écriture le soulage... ou plutôt soulage une partie de son être, puisqu'il dira qu'un "autre lui-même" a co-écrit avec lui... Le livre terminé, Sono se retrouve avec non pas un script mais deux ; "je ne sais pas si j'ai d'abord écrit le livre ou le scénario...

et je ne sais pas quelle part de moi-même à écrit l'un ou l'autre..." De retour au Japon, il demande au mangaka Furuya Usamaru (qui se retranscrit officiellement -
et étrangement - Wsamaru) d'adapter son histoire. Ce dernier refuse, puisque pour lui le livre et le film sont auto-suffisants.

Mais Shion lui propose alors de le faire à sa sauce, autrement dit de reprendre les éléments qui lui conviennent et de modifier le reste. Usamaru accepte. Dans le même temps, le romancier Sadamu Yamashita écrit un autre Jisatsu Sâkuru, dont la fin sera plus explicite... Voilà pour la genèse du phénomène Jisatsu Sâkuru.

Jusatsu Sâkuru le film, est une sorte de... hmm... laissez moi réfléchir... disons que ce film est aux polars ce que le Rocky Horror Picture Show est à Singin' in the Rain. En fait, si je fais référence aux comédies musicales, c'est en partie parce que le film de Sono en reprend certains ingrédients...
pour le plus grand bonheur des spectateurs que nous sommes !

Au premier abord, il s'agit d'un polar incluant quelques morceaux gores, incorporés avec parcimonie (hé hé hé !!!)... puis très vite, le film inclut des éléments musicaux ; tout d'abord avec Dezâto ('Desert' si vous préférez), idol band composé de - très - jeunes filles, pré-pubères, faisant penser à une sorte de crossover entre les Minimoni (l'une des nombreuses "factions" des Morning Musume, créée par les quatre plus petites MM - toutes les quatre mesurent moins d'1m50...)
Lire La Suite


Clik IcI pour voir les images du film!

# Posté le vendredi 29 avril 2005 17:42

*Shinjuku Triad Society*

*Shinjuku Triad Society*
SyNoPsIs

Flic «borderline» au bout du rouleau, Tatsuhito, torturé par ses origines métissées sino-japonaises, va se lancer dans une quête effrénée pour faire tomber la triade menée par le sadique Wang, qui règne par la terreur sur les nuits interlopes du quartier de Shinjuku, à Tokyo. Une enquête jusqu'au bout de la nuit qui le conduira, entre-autres à Taiwan à la recherche des origines de Wang, avant de conclure dans le sang, sa mission sans retour.


Fiche :



Origine : Japon. Réalisé par : Takashi Miike. Avec : Kippei Shiina, Tomorowo Taguchi, Takeshi Caesar, Shinsuke Izutu, Ren Osugi... Année : 1995


Critique de film:

Premier film destiné à une exploitation en salles du prolifique et grand barré devant l'éternel Takashi Miike (une quarantaine de films à son actif en l'espace d'une dizaine d'années seulement), Shinjuku Triad Society est également le premier volet d'une fausse trilogie comme les affectionne le cinéaste, The Black Society Trilogy. De même que dans celle des Dead or Alive, chacun des films n'est en effet relié aux autres que par sa thématique, les histoires et les protagonistes des uns ou des autres n'interférant jamais entre eux.

Centré sur les milieux marginaux de la pègre, des immigrés, et de la petite et moyenne délinquance, Shinjuku Triad Society rappelle d'ailleurs fortement le premier épisode de la susnommée trilogie culte, avec son affrontement entre 2 entités destructrices, qui sert de prétexte à une immersion dans la faune alternative occultée par la partie la plus conservatrice de la société contemporaine japonaise.

Mais au-delà du portrait sous acide de cette cour des miracles ultra-violente peuplée de freaks dégénérés, on retrouve également dans le film un grand nombre des thématiques chères à Miike : l'homosexualité, comme souvent (mais paradoxalement utilisée comme un simple gimmick « comique », ce qui se révèle assez désarçonnant), mais également les relations complexes entre les populations chinoises et japonaises, ou la fascination pour l'enfance perdue. Enfin, Shinjuku Triad Society est avant tout un magnifique portrait de flic brisé, en permanence au bord du gouffre, mais dont l'obstination acharnée lui permettra d'atteindre le statut de looser magnifique si caractéristique du film noir.

Cela dit, au-delà de cet ancrage marqué dans le cinéma de genre, le film comporte également les expérimentations typiques du cinéaste, en matière de cinéma déviant : un rythme fluctuant, alternant rêveries contemplatives et flottements narratifs et éclairs de violence fulgurants, provoquant chez le spectateur un espèce de rollercoaster émotionnel : successivement immergé dans le film le temps de quelques scènes choc, puis tenu en retrait par un volontaire relâchement de la mise en scène, ce dernier ne peut qu'adhérer en bloc ou rejeter violemment un tel traitement, ce qui pourrait fournir une explication partielle au phénomène de passion/rejet provoqué par la filmographie du cinéaste.

Mais il serait vain de vouloir trop intellectualiser la démarche du réalisateur, cette dernière prenant parfois tout simplement la tangente pour laisser la place à quelques scène de pure scatologie enfantine (le zoom monstrueux sur une merde de chien dans lequel marche l'un des protagonistes lors d'une course-poursuite, ultra-gratuit), ou de provocation potache (les bruitages outrancier accompagnant chacune des (brutales) scènes de sexe émaillant le métrage). En résumé, love it or leave it, Shinjuku Triad Society contient déjà la genèse de tout ce qui fera le succès du cinéma de Takashi Miike par la suite.


PiX

# Posté le jeudi 28 avril 2005 08:16

Modifié le jeudi 28 avril 2005 08:29