Une jeune et jolie journaliste télé décide avec l'aide de quelques collaborateurs (un homme etrois femmes) d'aller trouver la source d'un snuff movie qui lui a été envoyé sur cassette et dans lequel on voit une femme se faire torturer au couteau. Leur enquête les mène dans une usine désaffectée particulièrement glauque. Mais le piège va vite se refermer etle massacre se perpétrer...
Fiche Technique
Titre original : Shiryo No Wana
Réalisé par Toshiharu Ikeda
Ecrit par Takashi Ishii
Avec Miyuki Ono, Aya Katsuragi, Hitomi Kobayashi, Eriko Nakagawa & Masahiko Abe
Année : 1988
Pays : Japon
Durée : 105 min
Critique
Ce qui frappe avant tout à la vision de ce thriller horrifique réalisé par Toshiharu Ikeda, c'est l'inspiration non dissimulée au cinéma de Dario Argento de la grand époque.
L'importance de la musique, omniprésente, signée Tomohiko Kira et dont le thème principal rappelle fortement celui des Goblin pour "LES FRISSONS DE L'ANGOISSE".
L'inventivité des meurtres, sanglants et cruels, qui sont là encore ouvertement influencés par le maestro transalpin : un ½il crevé au couteau tandis que caméra subjective place directement le spectateur dans les yeux du tueur, une femme transpercée par des pics en bois sortant du plancher et des murs, une tête tranchée latéralement par un hachoir démesuré, un crâne transpercé au couteau suivi d'une pendaison pour le moins originale...
L'esthétisme général du film est très soigné avec des ambiances surréalistes et une palette de couleurs très restreinte (dominance bleuâtre pour les intérieurs). Les idées de mises en scène ne sont pas en manque et on assiste à un enchaînement de plans élaborés, comme cette attaque du tueur strictement éclairée par les flashs d'un appareil photo ou ces travellings au ras du sol qui font penser au premier "EVIL DEAD".
Si le déroulement archi classique est proche d'un Giallo, la dernière partie vire carrément au fantastique avec un ahurissant final gore que je ne dévoilerais pas ici...
Tout simplement l'un des tous meilleurs films d'horreur des années 80, que l'on peut clairement placer aux côtés des plus grands.
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